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Centre d'Archives et de Recherches pour l'Histoire des Femmes asbl

Centre d'Archives et de Recherches pour l'Histoire des Femmes

Les coups de cœur du Carhif : Majo

En 2025, le Carhif a fêté son 30e anniversaire. À cette occasion, nous avons présenté chaque mois un coup de cœur de l’équipe (mais pas que) via nos réseaux sociaux. 

Dans cette vidéo, Majo Van Ryckeghem, autrice et psychothérapeute depuis de nombreuses années, nous présente son coup de cœur : des ouvrages inspirants issus de la littérature lesbienne des années 80 et 90.

Traduction française de la vidéo

Majo : Je m’appelle Majo Van Ryckeghem. J’ai 75 ans. Je n’arrive pas à y croire moi-même, mais j’ai atteint cet âge. Et j’ai désormais toute une histoire lesbienne derrière moi. Je suis mariée à un homme. J’ai deux enfants. Nous avons divorcé quand j’avais trente ans. Ça a été une période très douloureuse. Pas seulement pour moi, mais aussi pour mon entourage. Et puis, petit à petit, je me suis intéressée au féminisme et à l’aide aux lesbiennes. J’ai donc écrit quelques livres avec d’autres assistantes sociales. Notamment un livre sur les femmes au foyer, « Huisvrouw, een beroep met risico’s’ ». Il traite du fait que les femmes au foyer souffrent très souvent de dépression. En fait, le fil rouge est toujours l’influence des facteurs sociaux : chez les femmes au foyer et chez les femmes lesbiennes. C’est ainsi qu’est né « Thuiskomen : scènes uit lesbisch bestaan » (Rentrer à la maison : scènes de la vie lesbienne).

Carhif : Quel est ton coup de cœur dans notre collection ?

Majo : J’ai deux coups de cœur. Ce sont ces deux livres : « Zondagsvrouwen » de Sasha Lewis. Oui, ces livres datent tous des années 80 et 90. Et « Vrouwen die van vrouwen houden » de Hannah van Buuren.

Carhif : Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Majo : Je dis toujours que je n’avais pas de modèles physiques, mais ces livres ont été mes modèles. Et c’est à partir de là que je me suis orientée vers l’aide sociale et la formation. Ces livres sont importants parce que, en fait, ma génération et la génération précédente n’avaient que « The well of loneliness » de Radclyffe Hall pour parler de la vie lesbienne, et c’était un livre vraiment misérable. Il n’y avait rien d’agréable là-dedans. Et ce qui se passe ici, c’est « Rubyfruit Jungle » de Rita Mae Brown. C’est vrai, il est complètement usé, vous pouvez le voir. C’est un livre très agréable qui fait rire.

Carhif : Pourquoi est-ce si important pour toi ?

Majo : Dans mes écrits, j’ai toujours fait de mon mieux – j’ai le sens de l’humour – pour y apporter une touche de légèreté. Parce qu’il est très important de savoir qu’être lesbienne, gay ou bisexuelle n’est pas une vie de larmes, mais qu’il y a aussi des aspects agréables, voire très agréables.

Vous souhaitez en savoir plus sur le travail éducatif de Majo ou sur cette littérature lesbienne ? Venez nous rendre visite !